Gregory Cuilleron est un jeune Lyonnais qui sort d’une aventure totalement incroyable : Il est le vainqueur de l’émission de M6 Un Dîner presque Parfait, la seule émission de télé réalité où les candidats ne sont pas des petits singes.
Pour présenter les choses de façon simple, Un Dîner presque Parfait montre des "vraies gens" qui dînent les uns chez les autres. Jusque là, tout va bien. Sauf que dans la soirée, les invités vont dans la salle de bains pour dauber sur leur hôte et quand ils rentrent en taxi, ils en remettent une couche, critiquent tout et finissent par attribuer des « points cool ». Typiquement le genre de mecs que je n’inviterais jamais chez moi. Non mais franchement, tu fais à bouffer aux gens et ensuite : « Euh, escuze’ vieux, je peux prendre la salle de bains dix minutes ? Ça dérange si j’y vais avec l’équipe télé ? ».
Pour parler de tout ça, nous décidons de prendre l’apéro au bar de la Cour des Loges à Lyon, auquel je mettrai 3 pour l'ambiance : Un hôtel de luxe sonorisé avec du MP3, inexcusable.
Tu méritais de gagner ?Je méritais d’être dans les quatre derniers. Ensuite, ça s’est joué à peau de zob. Mais c’est vrai que je m’étais préparé pour gagner.
La télé a un peu changé ta vie ?
J’ai une boîte de communication spécialisée dans la restauration. Forcément, ça met un coup de pouce. Il y a des dossiers qui se signent plus vite.
Tu peux me conseiller un peu de musique ?
Nina Simone : « Sinnerman », les Rolling Stones, le titre psychédélique «She’s a Rainbow», mais aussi « You can’t always get what you want », pour Keith Richards en open tuning et le rapport à la musique classique, tout comme dans «Initials B.B » où Gainsbourg emprunte Dvořák. La musique touche mon petit cœur et les paroles le cerveau, c’est l’osmose.
Tout ceci est très 70’s
Les années 70 sont intéressantes pour leur côté organique. Janis Joplin est sans doute la seule vilaine que j’aurais pu me taper. J’aime l’aspérité ! Ce qui est beau ça n’est pas le lisse, c’est le râpeux (attention, je précise, le râpeux, pas le rappeur).
Et aujourd’hui ?
J’ai vu Carlinhos Brown, en concert, vachement bien. Sinon, j’ai bien aimé Arctic Monkeys, et Justice pour le côté collage de leur musique. En français, je te citerais aussi Mickey, No One et Noir Dez.
On t’a vu à la télé parler de ton amour pour la bossa nova,
tu peux expliquer ?
Ça vient d’une émission d’Ardisson où il y avait la comédienne Christina Reali, elle a parlé musique bossa nova. « Águas de Março » Antonio Carlos Jobim. Ça m’est allé droit dans le bide. Comme l’amour. Attention, je précise, on parle de bossa nova, hein, pas de salsa. Faut pas mélanger.
R.B - NOV 2009
Pour se prendre Hermeto Pascoal dans les gencives, c'est ici : http://www.youtube.com/watch?v=06Qm-Z5OsHw
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