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Cela fait maintenant vingt ans que Jason Pierce à la tête du protéiforme Spiritualized tente de se faire une place dans les sommets du rock indé anglais. Mais voilà le problème : moins assommant, aventureux ou fun que ses congénères, Spiritualized, depuis toujours, c’est bien sans être tout à fait génial. San Francisco, mai 2012. Le Fillmore est complet pour accueillir Spiritualized. Des fagots d’encens fument aux quatre coins de la salle, ce qui a le double avantage de couvrir l’odeur d’herbe qui flotte et d’en rajouter une couche sur l’aspect « mystique » de la soirée. Surprise : Jason Pierce apparaît tout de blanc vêtu, et flanqué de deux choristes (dont une black franchement bonasse) moulées dans des robes blanches, dos nu, qui passeront le concert à rouler du cul en tapant sur un tambourin. L’effet est très curieux : ce que l’on entend n’est pas tout à fait raccord avec ce que l’on voit. Pierce ne lâche pas un mot ni un sourire, regarde avec insistance ses chaussures blanches. Il joue ses derniers titres quasi à l’identique, en les rallongeant d’un occasionnel mur de bruit comme c’est la tradition dans la scène shoegazers dont, bon an mal an, il est une des figures emblématiques. De haut en bas : |
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En janvier 2011, je me suis offert « Rock and Roll ». Pour 225€ à l’Institut National de la Propriété Industrielle, j’en suis propriétaire pour dix ans. Ne sachant pas trop quoi en faire, je viens d’envoyer mes vœux au plus valeureux représentant francophone de ma marque dans un courrier reproduit ci-dessous. |
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Lyon, décembre 2008, un copain technicien du Transbordeur me téléphone : « Tu devrais venir faire des photos, on vient d’installer six cents djembés, c’est des Allemands qui les ont livrés pour une animation. Il y a un congrès de comptables ce soir, c’est pour ça.» Hein ?
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C’est avec plaisir que j’ai récemment accueilli quelques amis à déjeuner dont le musicien Anton Newcombe. Repas simple, du poulet en sauce, un peu de Ketchup et des légumes. Anton Newcombe, la plus grande gueule du rock américain de ces quinze dernières années a tout simplement arrêté de parler pour déguster. Il a ensuite aidé sa compagne à finir son assiette avant de demander s’il en restait encore un peu. Katy regardait ça avec effarement : son mec en train de manger des légumes. Voici la recette. La veille du repas, mettre les morilles séchées dans de l’eau tiède. Le jour du repas. Commencer le plus tôt possible. Bien chauffer le fait tout et claquer les cuisses de poulet coupées en deux dans de l’huile pour les faire colorer. Quand c’est fini, mettre au ralenti pour la fin de la cuisson, claquer de l’échalote hachée un peu à la zob (des gros bouts qu’on va retrouver dans la sauce, des petits qui vont fondre), déglacer avec un bon coup de rouge de chez Pitiot, un bol de soupe mouliné (côtes de blette, butternut, carottes), on n’oublie pas les morilles rincées hachées, des morceaux de lard fumé, une bonne cuillère de farine, un peu de flotte, couvercle, ça fait plop plop, on retourne glander sur FB. C’est prêt dans quatre heures. S’ils arrivent en retard, c’est encore meilleur.
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Du 3 au 8 octobre 2011 se déroulera à Lyon le Festival Lumière, une maxi fête du cinéma avec plein de films projetés et une cargaison d’invités. Ce festival, pour sa troisième édition, semble enfin avoir décidé d’arrêter de traiter les photographes comme des merdes. Ça fait plaisir. Parce que, pour tout vous dire, on revient de loin. Je me suis même un peu fâché avec eux l’an passé, au point qu’ils ne me parlent plus. Je leur ai proposé une exposition, un article dans un blog, une campagne de pub et même un contrat d’édition, ça ne les intéresse pas. Septembre 2010, le Festival Lumière, pour sa seconde édition, fait parvenir aux photographes une «AUTORISATION DE PRISES DE PHOTOGRAPHIES » proprement délirante. Vous voulez venir faire des photos ? Pas de problème, signez donc en bas de la page. Voici mon top trois des idées ahurissantes dans ce contrat 1 : Il faut que nos photos soient bonnes et à la gloire du festival. 2 : A la fin du festival, les photographes doivent donner l’intégralité de leur travail à l’Institut Lumière. Les photos seront leur propriété et seront utilisées avec la marque « copyright Institut Lumière » ad vitam. 3 : Si les photographes doivent engager des frais, alors là, pas de problème, il faut présenter ses justificatifs à l’Institut Lumière… qui s’engage à les regarder. Fils de pute. La lettre émane de la responsable comm de l’Institut Lumière, Leslie Pichot, une brave petite assez bonne mais malheureusement con comme un balai. Je lui réponds : 1 : Qu’il n’est pas question que j’échange mon droit de travailler contre mon travail 2 : Je l’invite à aller se faire enculer (« avec votre cinéma et vos conneries »). 3 : Je lui téléphone deux heures après pour m’assurer qu’elle a bien reçu mon mail. Elle est un peu froissée, elle me passe sa chef, Cécile Bourgeat, Directrice Administrative et Financière de l’Institut Lumière. Elle est en mode j’m’en branle. Je lui explique que : 1 : Je souhaite organiser un coin lecture dans mes prochaines expositions et que j’ai en projet d’accrocher le contrat qu’ils m’ont envoyé. 2 : Je souhaiterais savoir de combien d’argent public l’Institut et le Festival Lumières disposent chaque année («C’est pour mettre à côté du contrat que je vais encadrer »). 3 : je souhaiterais voir les contrats qu’ils ont faits pour les photographes pour la première édition du Festival (2009) Elle me répond que : 1 : Ce contrat est une erreur d’un collaborateur (ce qui sous-entend qu’on laisse prendre des initiatives aux employés de l’Institut Lumière, j’aime beaucoup l’idée). 2 : Qu’ils sont prêts à s’excuser si je m’excuse d’abord auprès de mademoiselle Pichot. 3 : Que je me pose en victime et que si c’est comme ça, elle ne me parle plus. J’écris à mademoiselle Pichot 1 : Je lui présente mes excuses. Je lui explique qu’elle ne devait pas prendre l’expression « se faire enculer » pour une attaque à son intégrité physique, mais que je m’adressais à l’Institut Lumière en général. 2 : Je lui demande de m’envoyer de l’info sur son festival, budget, chiffres et plein de photos libres de droits (« c’est pour mon blog »). 3 : Je lui annonce mon intention de mettre en musique le contrat 2010 du Festival Lumière. Je souhaite lire ce texte en m’accompagnant au djembé et le sortir en 45 tours vinyle. A ce sujet, j’ai besoin du nom de l’auteur du texte afin de pouvoir lui reverser une partie des droits générés par les ventes du disque (« A moins que je ne signe directement un contrat d’édition avec l’Institut Lumière ? Dans ce cas, merci de faire remonter ma demande à qui de droit.») Aucune réponse, elle fait la gueule aussi. Sérieux, je trouve ça nul de leur part. Ils veulent de la notoriété ? Je leur propose un contrat d’édition et ils s’en branlent. Sans compter que niveau promo, si on croisait nos carnets d’adresse, en une semaine ils étaient partis les vinyles. Bon tant pis, je le ferai tout seul alors. Renseignement pris, les contrats proposés en 2011 sont moins orduriers, ce qui fait plaisir. Bon festival à tous. R.B. De haut en bas : L’autorisation de prises de photographies site du festival Lumières : |
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9 May 2011 – 20 May 2011
30 black and white baryte paper prints from original negatives on Ilford double weight MG paper 8/16 & 20/24 in.Pictures taken with Contax / Hasselblad cameras and Carl Zeiss lenses.
Paul McCartney – Lille (FR) 1992Joe Strummer – London Kentish Town 1989Robert Smith (The Cure) – London 1985John Peel – Reading festival 1990Siouxsie – London 1988Self portrait of Johnny Rotten (late 70’s) -
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du 10 mars au 24 avril 2011 Tirages noirs et blancs sur papier baryté d’après négatifs originaux, format 30/40 et 60/80 cm.
Les Docks
Légendes photos (de haut en bas) Joey Ramone et Stiv Bators
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Là, sous mes yeux, la bite à James Brown. James Brown, Londres; Brixton Academy; été 1988.© Richard Bellia |
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Le titre de cet article, rien que le taper… ça procure une joie tactile que je souhaite à tous mes camarades journalistes. Essayez vous-même, vous verrez : «J’ai retrouvé la fausse blonde qui suce le mec à côté du chanteur des Ramones.» C’est sympa, hein ? Alors, l’histoire se passe en quatre épisodes. 1 / Prise de vue. Été 1988 dans les loges d’un festival en Angleterre. Le chanteur des Ramones discute avec Stiv Bators, chanteur des Lords of the New Church. Joey Ramone est une figure emblématique du punk rock. Et son influence dépasse de loin le seul spectre de la musique. Regardez le grand con dans Oggy et les Cafards, il s’appelle Joey. Moi je dis respect. Stiv Bators, quant à lui, est un grand brûlé du rock, mort junkie comme on dit mort au feu, tel Johnny Thunders ou Sid Vicious. Je m’approche et demande si je peux faire une photo. Stiv Bators siffle alors sa copine qui rapplique. Il la met aussi sec à ses genoux et prend la pause. La Blonde gueule en français que Aïe ! Elle s’est pétée une dent contre le ceinturon de ce con (ce genre). 2 / Je passe cette photo deux fois dans la presse en vingt ans : Une pleine page dans les Inrocks en 1988 et un quart de page dans un grand quotidien luxembourgeois en 2007 (une pipe en quart, dans le pays le plus catho d’Europe, j’ai pris ça pour une victoire). La placer dans les Inrocks n’a pas été facile non plus. Et ça ne les a pas fait rire, je m’en souviens bien. 3 / Printemps 2009 : Cette image est exposée en grand format. Dans la galerie, un couple s’arrête : « Oh, regarde, c’est XX... ». Je m’approche. L’homme a une cinquantaine, il travaille dans le cinéma, il a plusieurs films sur la scène punk à son actif. Sa compagne est également sa productrice. On ne peut pas mettre leur parole en doute : « Oui oui, il s’agit de XX, c’est une Française, on les a vus ensemble à l’époque. C’était bien son genre. Maintenant, elle est Directrice Générale d’une énorme boite d’édition» Je vérifie l’info dans le site consacré au chanteur (www.stivbators.com). L’identité de cette Française est évoquée ; on parle d’une relation qu’elle avait avec le chanteur en 1988, la date correspond. La nature précise de cette relation n’est évoquée nulle part. 4/ J’envoie la photo à un pote qui travaille dans cette boite d’édition ; « Whaaaaaat ! C’est la DG de notre groupe ! Ça se recoupe. « La fausse blonde qui suce le chanteur de Lords finira dans l’édition, les deux autres dans le caniveau» Voilà. Je la tiens la légende pour la photo. Ça fait plaisir.
Photo ci contre : Joey Ramone et Stiv Bators. Milton Keynes (UK), Juin 1988 |
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C’est une joie de présenter mon nouveau livre. C’est un catalogue d’exposition de soixante-dix pages en noir et blanc, au format 24 par 32 centimètres à l’italienne. Il n'est pas distribué en librairie, il se commande ici (www.richardbellia.com.)
Cynthia Plaster Caster et le moulage du sexe de Jimi Hendrix, Chicago 2009 / Lux Interior, The Cramps, Paris 1984 / Coil, Londres 1987 / Werchter Festival 1985 / Crazy White Sean, Paris 2009 / Genesis Breyer P-Orridge, Lyon 2009 / Joey Ramone et Stiv Bators 1988.
Lux Interior, The Cramps
R.B.
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Le nom de code est Rockfolio. Dans les faits il s'agit de quarante tirages grand format accrochés parmi les arbres, pendant les trois jours du festival Rock en Seine, au milieu du Parc National de Saint-Cloud very much. Impec.
| Artistes / photos composant l'exposition : STUDIO D’ABBEY ROAD, Londres, mars 2009 Tirages d’après négatifs 120 et 135 originaux. Optiques Carl Zeiss. Lien vers le site du festival :http://bit.ly/bCCLUU Lien vers un film présentant l'exposition :http://vimeo.com/14006166 Par ailleurs, une signature de mon nouveau livre (catalogue d'exposition "sex and rock and roll") est organisée lundi 27 septembre au Planète Mars, 11, rue Keller, 75011 Paris Bastille.http://www.myspace.com/planetemars Ci contre, de haut en bas : Public de Metallica / Nirvana / BRMC / Paul McCartney / My Bloody Valentine / Kitty Daisy and Lewis / Foals | Lien vers reportage sur France 2 (28 août 2010) |
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| Le festival Europavox présente sa vision de l'Europe, ça se tient du 20 au 23 mai 2010 à Clermont Ferrand. Au programmes, des gueules cassées et du jus. Passage en revue subjectif. Vendredi 21 Mai : Dieu existe Samedi 22 mai : I can get Nô Un peu à côté, Peter Hook présentera un concert hommage à Joy Division. Et il a le droit, puisqu'il faisait partie de ce groupe dans les années 70, avant que le chanteur ne mette fin au groupe et à sa vie en se pendant en mai 80. Et il y aura même un pince fesse à la mairie. Une coupette de Champ sous les lambris avec Hooky, pour fêter les trente ans de la mort de Ian Curtis. Fallait avoir l'idée. Dimanche 23 mai, jour du saigneur. On se terminera avec Arno, auteur de l'hymne "On est tous des Européens". alors qu'il officiait dans les furieusement avant gardistes TC Matic.Parfait. R.B. |
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samedi 15 mai 2010 à 14H : Crazy White Sean Freak Show Durée du spectacle : une heure. Le Vi’n Ko : 1 Quai Claude Bernard 69007 Lyon (en face de la piscine du Rhône) Tél : 04 37 65 09 71
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1er mars 2010, c'était le premier "Bouclage Mix" de Charlie Hebdo, occasion de boire un coup quand le canard est terminé, curieux que personne n'y ait pensé avant, c'est une excellente idée. Ça se passait aux Combustibles, Paris XII. Vous avez un badge ?
Cette soirée a été l'occasion de photographier une grosse partie de Charlie Hebdo. De haut en bas et de gauche à droite : Riss, Honoré, Valérie Manteau, Sylvie Coma, Bernard Maris, Riad Sattouf, Wolinski, Jean-Luc Walet, Gérard Biard, Patrick Pelloux, Audrey Rebmann, Luce Lapin, Antonio Fischetti, Luz, Catherine, Laurent Léger, Richard Malka, Charb, Angélique LeCorre, Willem, Schwartz (cliquer sur l'image pour agrandir)
A noter au milieu de cette sympathique assemblée, la présence de l'avocat Richard Malka qui est, je cite un ami digne de confiance : "Un bon gros vrai pur trou du cul pratiquant un double langage bien puant : je me marre avec Charlie, je palpe avec Clearstream." C'est beau, comme phrase, vous ne trouvez pas ? Chantée par Bernie, servie avec un riff de Nono, ça ferait sûrement une bonne chanson de Trust.
Sinon, pour le reste : vin moyen, moules frites de chez Metro servies dans des barquettes : la classe de gauche.
Me souviens également qu'à la sortie, on a fumé un spilff fait avec une cigarette menthol. Louis Bertignac qui passait par là nous a alors confié que ça lui rappelait Carla Bruni Sarkozy qui, je cite : "ne fumait que ça, des joints avec des mentholées". Mouais.
R.B. Mars 2010.
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Richard Bellia Photo Exhibition 13th march - 8th april 2010 Agnès B Store 20 large format pictures. Including portraits of Joe Strummer . David Bowie . Robert Smith . Nirvana . Paul McCartney etc. Also presenting the book "Un Oeil sur la musique 1982 - 2007" (2 kilos - 260 pages). Left : Castle Donington 1991 / Joe Strummer 1989 / Brixton 1992
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C’est de notoriété, aux États-Unis, les mecs roulent des pétards comme de cons et s’en branlent. Bon, et dans les campus, pour aller avec leur pétards de traviole, ils écoutent quoi ? Facile. De la musique à l’image de leurs pétards. Elle s’en branle de tout, elle tient miraculeusement debout et elle t’emmerde : Pixies, Nirvana, Pavement, le Brian Jonestown Massacre que sais-je, au mieux ça fait de la fumée, au pire ça s’enflamme et on en roule un autre. Animal Collective est de cette trempe : un groupe tordu pointu qui utilise machines, instruments et chanteur multicarte et qui tord la musique comme personne. Pour s’approcher du bordel, je conseillerais en préambule (et sans jeu de mot) de s’avaler le précédent «Strawberry Jam». Se farcir ensuite du très pop et savoureux "Merriweather Post Pavilion". R.B. (Animal Collective - photos prises à Grrrnd Zero Lyon 2007) -> http://www.grrrndzero.fr/ Contact : - > http://www.myspace.com/animalcollective |
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8 décembre – 30 décembre 2009 Exposition photo Richard Bellia "Des Mystiques et des Tarés" 1, rue des Macchabées 69005 Lyon (métro Saint Just)
De haut en bas : 1 / Crazy White Sean qui se transforme en sapin de Noël humain / Lausanne, novembre 2009. 2 / La fontaine de la rue des Macchabées / Lyon 2009. 3 / Les curetons qui défilent à Fourvière pour la messe en latin / Lyon, décembre 2008. 4/ La colline de Fourvière pendant la fête des lumières / Lyon, décembre 2008. 5 / Genesis P.Orridge qui montre ses nichons / Lyon Nuits Sonores, mai 2009.
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Gregory Cuilleron est un jeune Lyonnais qui sort d’une aventure totalement incroyable : Il est le vainqueur de l’émission de M6 Un Dîner presque Parfait, la seule émission de télé réalité où les candidats ne sont pas des petits singes. Pur présenter les choses de façon simple, Un Dîner presque Parfait montre des "vraies gens" qui dînent les uns chez les autres. Jusque là, tout va bien. Sauf que dans la soirée, les invités vont dans la salle de bains pour dauber sur leur hôte et quand ils rentrent en taxi, ils en remettent une couche, critiquent tout et finissent par attribuer des « points cool ». Typiquement le genre de mecs que je n’inviterais jamais chez moi. Non mais franchement, tu fais à bouffer aux gens et ensuite :« Euh, escuze’ vieux, je peux prendre la salle de bains dix minutes ? Ça dérange si j’y vais avec l’équipe télé ? ». A ce jeu, Grégory Cuilleron a gagné toutes les étapes pour finir tout en haut de l’échelle. Vainqueur d’un concours de bouffe dans le pays de la bouffe, difficile d’imaginer plus cool comme carte de visite. De surcroît, Gregory a gagné avec style. Il a en effet une approche assez « free » de la cuisine : ses créations sont harmonieuses, certes mais toujours un peu timbrées. Bricolées parfois, mais aussi proches de la nature, organiques, vivantes. Bref, on n’est pas loin de penser que Grégory Cuilleron est le Hermeto Pascoal de la cuisine (théorie corroborée par le fait qu’il avoue un amour immodéré pour le Brésil). Pour parler de tout ça, nous décidons de prendre l’apéro au bar de la Cour des Loges à Lyon, auquel je mettrai 3 pour l'ambiance : Un hôtel de luxe sonorisé avec du MP3, inexcusable. |
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Tu méritais de gagner ? Je méritais d’être dans les quatre derniers. Ensuite, ça s’est joué à peau de zob. Mais c’est vrai que je m’étais préparé pour gagner. La télé a un peu changé ta vie ? J’ai une boîte de communication spécialisée dans la restauration. Forcément, ça met un coup de pouce. Il y a des dossiers qui se signent plus vite. Tu peux me conseiller un peu de musique ? Nina Simone : « Sinnerman », les Rolling Stones, le titre psychédélique «She’s a Rainbow», mais aussi « You can’t always get what you want », pour Keith Richards en open tuning et le rapport à la musique classique, tout comme dans «Initials B.B » où Gainsbourg emprunte Dvořák. La musique touche mon petit cœur et les paroles le cerveau, c’est l’osmose. Tout ceci est très 70’s Les années 70 sont intéressantes pour leur côté organique. Janis Joplin est sans doute la seule vilaine que j’aurais pu me taper. J’aime l’aspérité ! Ce qui est beau ça n’est pas le lisse, c’est le râpeux (attention, je précise, le râpeux, pas le rappeur). Et aujourd’hui ? J’ai vu Carlinhos Brown, en concert, vachement bien. Sinon, j’ai bien aimé Arctic Monkeys, et Justice pour le côté collage de leur musique. En français, je te citerais aussi Mickey, No One et Noir Dez. On t’a vu à la télé parler de ton amour pour la bossa nova, tu peux expliquer ? Ça vient d’une émission d’Ardisson où il y avait la comédienne Christina Reali, elle a parlé musique bossa nova. « Águas de Março » Antonio Carlos Jobim. Ça m’est allé droit dans le bide. Comme l’amour. Attention, je précise, on parle de bossa nova, hein, pas de salsa. Faut pas mélanger. R.B - NOV 2009 Pour se prendre Hermeto Pascoal dans les gencives, c'est ici : http://www.youtube.com/watch?v=06Qm-Z5OsHw |
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Depuis vingt ans, le Fonds d’Aide à l’Initiative Rock (le FAIR) a pour vocation d’aider les artistes au démarrage de leur carrière. La tâche est immense, tant le monde de la musique est rempli de branleurs pleins de bonne volonté mais à moitié cons. Voici comment ça se passe. Alors, les musiciens, écoutez bien. Il faut commencer par remplir un dossier. Vous avez un stylo ? Chaque année, environ quinze dossiers sont acceptés par le comité de sélection. Ensuite, le FAIR : - File un peu de blé aux lauréats pour se payer du matériel - Offre un stage de formation au manager (pour qu’il arrête de bosser comme un manche) - Réalise un CD compilation et le distribue aux «professionnels» de la musique. Bref, le kit pour bien démarrer dans la vie. Financé par le Ministère de la Culture, cet organisme a ainsi permis à un nombre hallucinant d’artistes de mettre un pied dans le monde merveilleux de la culture subventionnée : NTM, Renan Luce, la Rumeur, Cali, la Caution ou Caravan Palace… A se demander si le FAIR ne devrait d’ailleurs pas offrir un miroir aux lauréats, pour qu’ils se regardent de temps en temps. Parce que franchement, remplir un dossier de demande de sub pour ensuite aller chanter Nique la Police, c’est quand même la honte. La compilation du FAIR 2010 est arrivée ces jours ci. Elle permet d’identifier trois grandes familles d’artistes dans ce pays : les Bisounours, les dépressifs et les mauvais Français. Et sinon, c’est bien comme musique ? Les Bisounours s’appellent Féloche, Jill is Lucky ou Mélanie Pain. Ils sont tous sympas. Nous avons ensuite les dépressifs (qui représentent un bon quart de la sélection). Dans cette famille, on remarque Koumekiam, jeune artiste lyonnais qui broie du noir comme personne, Ben Mazué, qui a besoin d’une gonzesse, lui, ça crève les oreilles, Orelsan (stupide) ou Nouvel R (stupide et mal écrit). Nous avons enfin les mauvais Français. Ils s’appellent In the Club, Mustang, Revolver, Pony Pony Run Run. Leur nationalité est leur sacerdoce. Ils ont tous biberonné au rock US et à la pop anglaise, ça pique le nez tellement ça sent fort. C’est dans cette famille qu’on trouve les titres les plus tolérables de la compile. C’est tout ? Non il y a Sexy Sushi aussi. Sexy Sushi, pour faire court, est un duo parisien constitué d’un mec à perruque et d’une gonzesse à bloc. Ils signent sur cette compilation un excellent « Rachida ». Ce titre, pour ne pas dire cet hymne, met en scène la goudou parisienne de base qui se tartine la biscotte alors qu’elle se fantasme en train d’humilier « Rachida, mon p’tit chat », la biatch rebeu ultime qui n’a besoin que « d’un doigt » pour dicter la justice de son pays. Du grand art. La compile du Fair s’écoute ici : http://www.lefair.org/blog2009/?cat=14 Sexy Sushi habite là : http://www.myspace.com/sexysushimusic |
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Alors, Sean, une «célébrité» ? Tu m’étonnes. C’est un dingue, oui. Il est dorénavant performer et se balade avec sa caisse à outils dans toute l’Europe. Sur scène, il se transperce avec des clous, des agrafes et des seringues, joue avec sa pisse, se martyrise la bite sans états d’âmes ou se fait accrocher pour aller tirer un coup avec une autre dingue de son espèce à cinq mètres du sol. Je le redis : attention, il est marteau. Taper « Crazy White Sean » dans un moteur de recherche vous amène immanquablement vers des images violentes voire totalement gerbantes. Merci de faire un peu gaffe. Notre rencontre a eu lieu en août 2009, à l’occasion d’une expo photo organisée dans une boutique Agnès b à Paris. Sean a eu la gentillesse de venir d’Amsterdam (où il vit). Pour l'occasion, on a refait quelques photos. Il est maintenant couvert de tatouages obscènes (une chatte sur un pied, une bite sur l’autre, une nonne qui se branle avec un crucifix sur la cuisse gauche, ce genre) et il y a tellement de lecture sur sa bite, la peau de ses burnes et tout ce qui l’entoure que ça évoque davantage un dazibao qu’un système génital stricto sensu. Outre des tatouages, il a aussi une belle couche de scarifications sur le corps. A part ça, il est gentil, prévenant, éduqué et, pour tout dire, c’est un des mecs les plus cools qu’il m’ait été donné de rencontrer. Photos ci-contre : Renseignements www.crazywhitesean.com |
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Pour environ une demi-douzaine de raisons, on peut affirmer de façon définitive que David Byrne est un génie. Ce type, pour faire court, a été le leader des Talking Heads, c'est-à-dire un des trois meilleurs groupes de tous les temps. Et c’est sans même parler de ses productions et collaborations diverses. Ce type est un génie, stop et fin.
Ceci dit, tout David Byrne qu’il est, il fait la même connerie que 90 % des mecs qui sont amenés à coller une rustine sur leur chambre à air. Putain, c’est pas compliqué,
1/ Une fois que tu as trouvé le trou en plongeant la chambre à air dans une bassine d’eau (pour regarder les bulles)
2/ Tu nettoies la chambre à air avec le grattoir.
3 / Tu mets de la colle,
4 / ET TU ATTENDS 5 MINUTES.
Eh ben là, paf, il fait comme la majorité des mecs, au bout de trois minutes, il colle sa rustine puis pris de remords, il laisse le plastique d’emballage pour faire plus de protection sur la rustine. Typique.
Ça m’a déçu. Les cinq minutes, c'est pour que le pneu fonde bien, ce n'est pas pour faire chier les gens ou les obliger à méditer sur la vie. Le terme précis est "vulcanisation du caoutchouc." C'est joli, non ? Tout de suite on voit Vulcain cognant sur sa forge au fond de son volcan, Vulcain en train de réparer le pneu de David Byrne. Cinq minutes pour que ça vulcanise de façon optimale. Cinq minutes à rien foutre, vous n'avez pas l'habitude chez les Artistes ?"C'est la première fois que je vois un musicien faire quelque chose de ses dix doigts à part rouler des joints, ouvrir des bières ou signer des autographes" Ça l'a fait marrer. Le soir, concert : excellent.
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Festival Musilac, Aix les Bains - Juillet 2009. Temps total de la prise de vue (bonjour et au revoir compris) : cinquante secondes. Avoir Charlie Winston allongé lascivement à ses pieds pendant cinquante secondes, c'est pas beaucoup, certes. Mais c'est déjà plus que la plupart des filles qui lui collent au train n'auront jamais. Ça console.
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Assister à la reformation d’un groupe est souvent aussi embrassant que voir des vieux qui se roulent des pelles. Et vas-y que je me fais plaiz’, que je place tous mes plans éculés. Vilain. L’autre problème avec les reformations de vieilles gloires, c’est de regarder le public qui - lui aussi - a vieilli.Dans le cas de Blur, rien de tout ça. Tout d’abord parce que le groupe joue avec énergie mais sans flagornerie. Ensuite, parce que Blur, dans un théâtre Antique en été, ça attire une nuée de petites trentenaires super appétissantes. Pendant le concert, c’est essentiellement Damon Albarn qui assure le spectacle, tandis que le guitariste Graham Coxon joue avec application et exhibe sa scoliose comme un trophée. Interprété à un jet de crucifix de la Basilique de Fourvière, le magnifique « Out of time » prend toute sa dimension. L’action simultanée du soleil qui se couche et des groupes pétrochimiques de Feyzin qui embrayent donnent alors au ciel lyonnais une couleur irréelle. Song 2 en fin de concert est l’occasion pour le public d’exprimer sa joie en lançant dans le ciel les coussins qui lui ont été distribués à l’entrée. Quand public lyonnais content, lui toujours faire ça. R.B. – Juillet 2009
Photos 1 / 2 / 3 – Nuits de Fourvière,
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Lyon, mai 2009 : Belle soirée de clôture des Nuits Sonores avec le concert en deux parties de Pierre Henry. Compte rendu. |
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Première partie. Le public : clap clap clap. L’assistante de Pierre Henry appuie sur la touche Play du lecteur CD. Pierre Henry penché sur sa table de mixage : Zwiiiiiiiing, raaaaag, wruonchhhhhhh, tuuuuuuuuuuuuut, brammmff, douuuuuuuuch, tabaaaaaaaaas, bruiiiiiiiiiiiiiit, grumpf grumpf, ionnnnnnnng, tapaaaam tapaaaaaam, etc. Le public : clap clap clap clap. (Fin de la première partie) Seconde partie. Le public : clap clap clap clap clap clap L’assistante de Pierre Henry appuie sur la touche Next / Play du lecteur CD. Pierre Henry toujours penché sur sa table de mixage: Piou piou, blooooooock, wizzzzzzzz, bruiiiiiit, kerrang, ding dong, grrrrrrrrrrrr, nawaaaaaak nawaaaak, etc. Les techniciens du Transbo : Rooooon,pchiiiiiiiii, roooooooon, pchiiii. Les journalistes parisiens au bar : ouin ouin Le public : Clap clap clap clap. Mon scooter : Wroom wrooooooooom.
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Au soir du magnifique succès d’Europe Écologie aux élections européennes, il convient que je donne mon avis. C’est toujours la même chose les jours d’élection, on se dirige vers le bureau de vote et on passe devant des affiches remplies de tronches de cakes qui sourient sur le ton « faites-moi confiance ». Le jeu consiste alors à pencher la tête à 90 degrés sur la gauche et regarder les crédits. C’est vrai ça, qui les a faites toutes ces photos ? La réponse est : Un photographe pardi. Ce photographe galère sûrement pour bouffer (vu que PERSONNE ne gagne correctement sa vie dans cette branche d’activité) et il rêve sans doute qu’on respecte un peu ses droits. |
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Or, il se trouve que l’affiche d’Europe Écologie était la seule où le photographe était crédité. Pour info, selon l’ANJRPC (Association Nationale des Journalistes Reporters Photographes et Cinéastes), utiliser une photo sans la créditer s’apparente à de la contrefaçon. Il convient donc d’avoir une pensée pour tous les autres partis qui ont utilisé le boulot d’un crevard sans même respecter ses droits les plus élémentaires, à commencer par la gauche extrême qui nous serine à longueur d’année sur les droits des travailleurs. Et les photographes, ils sentent le pâté ? Pour être précis sur ce dossier, le photographe qui a signé les images de la campagne d’Europe Écologie est Xavier Cantat (le frère de Bertrand Cantat, donc). J’espère à ce stade qu’à Europe Écologie, ils ont crédité ce type pour les bonnes raisons et non pour rajouter encore un peu de bling bling à une affiche qui l’était déjà passablement (Daniel Cohn Bendit, Eve Joly, José Bové, ce qu’on appelle dans le rock un power trio). R.B. ANJRPC : http://www.anjrpc-freelens.org/ Europe Écologie : www.europeecologie.fr/ Crédit photo : Xavier Cantat |
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A l’évidence, ce gars s’est lâché. Il a du penser qu’il avait fait le tour d’un paquet de choses dans la vie alors, pour ses cinquante ans, il est devenu femme, avec des lèvres gonflées et des nichons à pas le croire. Un RV ? Cinq minutes, d’accord mais pas plus. Fondateur de Throbbing Gristle (sorte de catastrophe industrielle musicale inventée par des branleurs d’école d’art à la fin des années 70 en Angleterre) puis leader du groupe Psychic TV, ce type terrorise tous ceux qui croisent son chemin depuis bientôt quarante ans. Il me propose de poser topless pour les photos : « j’adore montrer mes nichons ». Ah cool. Un détail sur ce type : Je me demande à quoi ça ressemble, une engueulade des musiciens dans le tour bus, avec le leader du groupe qui est un croisement entre Alice Sapritch et Arnold Schwarzenegger, mais blonde et avec un accent irlandais. A la fin il m’a fait la bise. R.B. Throbbing Gristle : http://www.myspace.com/throbbinggristle Psychic TV3 : |
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Steve Albini passe la quasi-totalité de sa vie à la même adresse, un sombre bâtiment au bord d’une rue sans âme de Chicago. Il a acheté l’endroit il y a dix ans, y a construit un studio d’enregistrement, puis son appartement derrière. Quand il en sort, c’est pour jouer avec Shellac, son power trio. Sinon, il est là, au studio. Il faut juste s’y habituer, Albini dit le mot studio toutes les trente secondes. « Allo, Steve, on peut se rencontrer ? - Euh, je suis au studio, là, je suis occupé. Mais demain, normalement, j’ai personne au studio. - je rappelle demain ? - oui, rappelle le studio demain » Le lendemain, il a encore du monde au studio, et le surlendemain aussi. Il est finalement disponible au bout de quatre jours, il est convenu que nous prendrons le café. Au studio, donc. L’endroit est chaleureux et confortable, contrastant avec la façade qui est moche au delà de l’entendement. Ici, Steve Albini s’est fait une réputation en enregistrant des groupes démentiels : Pixies, Nirvana, PJ Harvey. Il refuse d’être crédité comme « producteur », préférant « preneur de son ». Un disque enregistré par Albini, c’est l’assurance d’un son âpre, sans fioriture, tout près de l’os, bref, le fantasme de tout musicien. Dans la grande tradition américaine, le café est dégueulasse. « On dit beaucoup de choses sur toi - ah ben oui, mais précisément, quand on parle de moi, c’est que je n’assiste pas à la conversation, je ne peux pas répondre. - On dit que tu es un énorme bosseur. - Faux, j’adore glander. - Tu travailles toujours en salopette ? - Oui, ça c’est vrai. - Comment se passe une session avec Albini ? - Je suis tout seul dans le control room du studio, le groupe est deux étages plus bas. On peut se voir par la vitre, mais si les musiciens veulent être seuls pour discuter, je n’ai qu’à reculer d’un pas. - Tu es moins cher que les autres studios et les enregistrements avec toi se passent assez rapidement ? - Ben… les groupes avec lesquels je travaille ont rarement plein de fric, alors quand ils arrivent, ils sont prêts. C’est mieux pour tout le monde. - Commencer les titres à contretemps (Canonball des Breeders, Gigantic des Pixies), donne immédiatement une atmosphère bancale au titre : On bat le rythme à l’envers et on est surpris quand le pied rentre, ça vient de toi ? - Ah non, c’est Kim (Deal) qui a ce genre d’idées, je ne me permettrais pas de toucher à une compo. - Tu ne donnes jamais ton avis sur ce que tu enregistres ? - Ça n’est pas mon job. - Tu acceptes tous les groupes qui toquent à ta porte ? - Pfffffff, j’en ai refusé trois en dix ans, je crois. - Tu travailles avec qui en ce moment ? - Un groupe qui s’appelle OM (renseignement pris, il s’agit d’un un truc dark plombé totalement passionnant, lien ci dessous) - Tu n’utilises jamais pro tools ? - Si, faut pas déconner. L’autre jour, j’avais une session avec un groupe dont certains membres ne pouvaient pas venir au studio, on a mouliné les enregistrements avec pro tools et on a envoyé les fichiers dans un autre studio à l’autre bout du pays où ils ont terminé les prises. Mais, bon, c’est vrai que dans l’ensemble, l’analogique c’est quand même supérieur…» Nous parlons ensuite photo. Avant de se mettre à enregistrer de la musique, Albini a travaillé comme retoucheur chez Color Image, un labo de Chicago. Nous causons gammes de gris et piqué des lentilles Zeiss. Soudain, un rayon de soleil. On fait un tour ? L’espace où les musiciens jouent est en contrebas. L’endroit était au départ un garage auquel deux étages ont été rajoutés. C’est grand comme une piaule d’étudiant, mais avec huit mètres de hauteur de plafond. « On fait des photos ? - D’accord, mais je te préviens, je ne souris jamais». En plus d’être une légende et un ingé son prodigieux, ce type est un ange. R.B.
Photos ci contre : Steve Albini / chicago / Mai 2009, sauf dernière photo : Steve Albini, Londres août 1988. Le studio de S.Albini : http://www.electricalaudio.com/ Shellac OM :http://www.myspace.com/variationsontheme Labo photo Color Imagehttp://www.colorimage.com/
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Rédigé à 18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 10:49 | Lien permanent | Commentaires (9)
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« Hello, je suis le mec en couverture de ton livre avec un grand sourire et le pouce levé, on peut être friends sur myspace ? » C'est ainsi que j'ai retrouvé en 2008 ce garçon photographié en 91 au festival de Castle Donington. En résumé, voici ce que je sais de lui. Il se fait appeler Crazy White Sean, il est Américain, il vit à Amsterdam. Crazy White Sean gagne sa vie en faisant des performances extrêmes. Il monte sur scène, gueule des âneries, se transperce avec des seringues, se brûle, se renverse du sang sur la tête, se coince la bite dans un piège à rat, bref, c'est un dingue. Mars 2009, il s'est sévèrement blessé lors d'un spectacle. Il avait accroché une boule de bowling à ses couilles et en sautant, la boule lui a écrasé la bite, c'est ballot. "Une fois nettoyé, je pouvais voir l'intérieur de mon gland sur deux centimètres" raconte-t-il. Heureusement, il a trouvé un tube de colle forte qui lui a permis de "réparer sa bite immédiatement". Dans son blog, il se réjouit d’ailleurs que ça tienne. Crazy White Sean, we salute you. Lien vers le blog "I ripped my dick in half" http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=330081359&blogId=478514693 Une vidéo où il joue avec une agrafeuse. http://www.youtube.com/watch?v=ZUeZ79A5M0Q&feature=player_embedded
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Rédigé à 03:27 | Lien permanent | Commentaires (3)
C’est pas compliqué, ça me scie le cul. Samedi 4 avril 2009,
sommet de l’OTAN à Strasbourg, les grands de ce monde, des flics partout, des
alters, des anars. Et des journalistes ? Au Figaro, ils ont eu une super
idée. Tiens, signe en bas de cette page, connard. Un beau document qui mérite
une lecture attentive.
Camarade photographe, tu es en train de bouffer du lacrymo au milieu de la manif de Strasbourg ? Ah très cool, ça nous arrange. On vient d'avoir une idée au journal : Tes photos, tu vas nous les filer.
N’oublie pas ton nom prénom adresse pédigrée. Ah, important, tu certifies détenir toutes les autorisations nécessaires permettant de consentir valablement à la Société du Figaro la présente autorisation. Traduction : «si jamais un casse couilles se reconnait sur ta photo et fait valoir son droit à l’image, la merde c’est pour toi, connard. Nous, on ne veut pas de problèmes, hein».
Au fait, qu’est ce qui en est sorti de ce sommet de l’OTAN ? Qu’il faut défendre les femmes en Afghanistan dont les droits les plus élémentaires sont bafoués. Ah oui ? Et si en réponse, les Talibans décidaient d’organiser à Kaboul une manifestation en faveur des photographes dont les droits les plus élémentaires sont bafoués en France ? Ahahaha.
Rédigé à 12:32 | Lien permanent | Commentaires (6)
Exposition photo
"Les Dinosaures du Rock"
Archéoforum de Liège
Place Saint-Lambert
4000 Liège (Belgique)
Entrée libre.
Du 9 mai au 7 juin 2009
Vernissage le vendredi 8 mai dès 19H
L’exposition se déroule dans le cadre du festival
« Rock Amour et Wallonie ». Je ne serais pas du
tout étonné qu’on se marre.
Merci de passer si vous pouvez,
sinon, merci de forwarder.
Rédigé à 18:46 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
C’est avec émotion que je célèbre mes trente années de
guestlist. Trente années passées à téléphoner, envoyer des mails (des fax aussi
à un moment) pour demander si je ne pourrais pas avoir une place pour le
concert (« avec un pass photo, hein, oui ? C’est vrai ? Ah très cool ») et au
final voir plein de concerts gratos.
Promoteurs locaux, organisateurs de festivals, attaché(e)s de presse, tourneurs, potes manageurs, vous qui m’avez « mis sur la liste », je tiens, à l’occasion de cet anniversaire, à vous remercier très sincèrement.
Je me dois aussi d’avoir une pensée pour tous ceux à qui j’ai cassé les couilles, un jour (vu que j’appelle souvent à la dernière minute).
Je n’oublie pas non plus les techniciens ni les musiciens (à qui je dois mon acouphène).
Oui, je remercie tout le monde.
Trente piges sans payer ses concerts, tu m’étonnes.
Merci les gars, merci pour la musique.
R.B.
Rédigé à 21:17 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)