Assister à la reformation d’un groupe est souvent aussi embrassant que voir des vieux qui se roulent des pelles. Et vas-y que je me fais plaiz’, que je place tous mes plans éculés. Vilain. L’autre problème avec les reformations de vieilles gloires, c’est de regarder le public qui - lui aussi - a vieilli.Dans le cas de Blur, rien de tout ça. Tout d’abord parce que le groupe joue avec énergie mais sans flagornerie. Ensuite, parce que Blur, dans un théâtre Antique en été, ça attire une nuée de petites trentenaires super appétissantes. Pendant le concert, c’est essentiellement Damon Albarn qui assure le spectacle, tandis que le guitariste Graham Coxon joue avec application et exhibe sa scoliose comme un trophée. Interprété à un jet de crucifix de la Basilique de Fourvière, le magnifique « Out of time » prend toute sa dimension. L’action simultanée du soleil qui se couche et des groupes pétrochimiques de Feyzin qui embrayent donnent alors au ciel lyonnais une couleur irréelle. Song 2 en fin de concert est l’occasion pour le public d’exprimer sa joie en lançant dans le ciel les coussins qui lui ont été distribués à l’entrée. Quand public lyonnais content, lui toujours faire ça. R.B. – Juillet 2009
Photos 1 / 2 / 3 – Nuits de Fourvière,
Rédigé à 14:48 | Lien permanent | Commentaires (1) |
Je suis en train de ranger mes favoris et j'ai un lien vers le blog de Richard Bellia, mais je sais pas dans quelle catégorie le ranger ; c'est frustrant (c'est assez con surtout de vouloir ranger les choses, mais on dit que ça structure l'esprit).
Richard Bellia, un jour il m'a filé une compil de old funk music tandis que je faisais la maquette de Massif Central Magazine (Clermond Ferrand) dans la pièce à coté. Je l'ai écouté en boucle.
Ben rien que pour ça je me dit que Richard Bellia c'est quelqu'un qui aime vraiment partager et c'est pour ça qu'il fait ce métier.
Donc merci !
Rédigé par : Pierre | 01 août 2009 à 19:09