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Là, sous mes yeux, la bite à James Brown. James Brown, Londres; Brixton Academy; été 1988.© Richard Bellia |
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Là, sous mes yeux, la bite à James Brown. James Brown, Londres; Brixton Academy; été 1988.© Richard Bellia |
Rédigé à 10:34 | Lien permanent | Commentaires (1)
Le titre de cet article, rien que le taper… ça procure une joie tactile que je souhaite à tous mes camarades journalistes. Essayez vous-même, vous verrez : «J’ai retrouvé la fausse blonde qui suce le mec à côté du chanteur des Ramones.» C’est sympa, hein ? Alors, l’histoire se passe en quatre épisodes. 1 / Prise de vue. Été 1988 dans les loges d’un festival en Angleterre. Le chanteur des Ramones discute avec Stiv Bators, chanteur des Lords of the New Church. Joey Ramone est une figure emblématique du punk rock. Et son influence dépasse de loin le seul spectre de la musique. Regardez le grand con dans Oggy et les Cafards, il s’appelle Joey. Moi je dis respect. Stiv Bators, quant à lui, est un grand brûlé du rock, mort junkie comme on dit mort au feu, tel Johnny Thunders ou Sid Vicious. Je m’approche et demande si je peux faire une photo. Stiv Bators siffle alors sa copine qui rapplique. Il la met aussi sec à ses genoux et prend la pause. La Blonde gueule en français que Aïe ! Elle s’est pétée une dent contre le ceinturon de ce con (ce genre). 2 / Je passe cette photo deux fois dans la presse en vingt ans : Une pleine page dans les Inrocks en 1988 et un quart de page dans un grand quotidien luxembourgeois en 2007 (une pipe en quart, dans le pays le plus catho d’Europe, j’ai pris ça pour une victoire). La placer dans les Inrocks n’a pas été facile non plus. Et ça ne les a pas fait rire, je m’en souviens bien. 3 / Printemps 2009 : Cette image est exposée en grand format. Dans la galerie, un couple s’arrête : « Oh, regarde, c’est XX... ». Je m’approche. L’homme a une cinquantaine, il travaille dans le cinéma, il a plusieurs films sur la scène punk à son actif. Sa compagne est également sa productrice. On ne peut pas mettre leur parole en doute : « Oui oui, il s’agit de XX, c’est une Française, on les a vus ensemble à l’époque. C’était bien son genre. Maintenant, elle est Directrice Générale d’une énorme boite d’édition» Je vérifie l’info dans le site consacré au chanteur (www.stivbators.com). L’identité de cette Française est évoquée ; on parle d’une relation qu’elle avait avec le chanteur en 1988, la date correspond. La nature précise de cette relation n’est évoquée nulle part. 4/ J’envoie la photo à un pote qui travaille dans cette boite d’édition ; « Whaaaaaat ! C’est la DG de notre groupe ! Ça se recoupe. « La fausse blonde qui suce le chanteur de Lords finira dans l’édition, les deux autres dans le caniveau» Voilà. Je la tiens la légende pour la photo. Ça fait plaisir.
Photo ci contre : Joey Ramone et Stiv Bators. Milton Keynes (UK), Juin 1988 |
Rédigé à 08:50 | Lien permanent | Commentaires (2)
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C’est une joie de présenter mon nouveau livre. C’est un catalogue d’exposition de soixante-dix pages en noir et blanc, au format 24 par 32 centimètres à l’italienne. Il n'est pas distribué en librairie, il se commande ici (www.richardbellia.com.)
Cynthia Plaster Caster et le moulage du sexe de Jimi Hendrix, Chicago 2009 / Lux Interior, The Cramps, Paris 1984 / Coil, Londres 1987 / Werchter Festival 1985 / Crazy White Sean, Paris 2009 / Genesis Breyer P-Orridge, Lyon 2009 / Joey Ramone et Stiv Bators 1988.
Lux Interior, The Cramps
R.B.
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Rédigé à 09:09 | Lien permanent | Commentaires (1)