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Du 3 au 8 octobre 2011 se déroulera à Lyon le Festival Lumière, une maxi fête du cinéma avec plein de films projetés et une cargaison d’invités. Ce festival, pour sa troisième édition, semble enfin avoir décidé d’arrêter de traiter les photographes comme des merdes. Ça fait plaisir. Parce que, pour tout vous dire, on revient de loin. Je me suis même un peu fâché avec eux l’an passé, au point qu’ils ne me parlent plus. Je leur ai proposé une exposition, un article dans un blog, une campagne de pub et même un contrat d’édition, ça ne les intéresse pas. Septembre 2010, le Festival Lumière, pour sa seconde édition, fait parvenir aux photographes une «AUTORISATION DE PRISES DE PHOTOGRAPHIES » proprement délirante. Vous voulez venir faire des photos ? Pas de problème, signez donc en bas de la page. Voici mon top trois des idées ahurissantes dans ce contrat 1 : Il faut que nos photos soient bonnes et à la gloire du festival. 2 : A la fin du festival, les photographes doivent donner l’intégralité de leur travail à l’Institut Lumière. Les photos seront leur propriété et seront utilisées avec la marque « copyright Institut Lumière » ad vitam. 3 : Si les photographes doivent engager des frais, alors là, pas de problème, il faut présenter ses justificatifs à l’Institut Lumière… qui s’engage à les regarder. Fils de pute. La lettre émane de la responsable comm de l’Institut Lumière, Leslie Pichot, une brave petite assez bonne mais malheureusement con comme un balai. Je lui réponds : 1 : Qu’il n’est pas question que j’échange mon droit de travailler contre mon travail 2 : Je l’invite à aller se faire enculer (« avec votre cinéma et vos conneries »). 3 : Je lui téléphone deux heures après pour m’assurer qu’elle a bien reçu mon mail. Elle est un peu froissée, elle me passe sa chef, Cécile Bourgeat, Directrice Administrative et Financière de l’Institut Lumière. Elle est en mode j’m’en branle. Je lui explique que : 1 : Je souhaite organiser un coin lecture dans mes prochaines expositions et que j’ai en projet d’accrocher le contrat qu’ils m’ont envoyé. 2 : Je souhaiterais savoir de combien d’argent public l’Institut et le Festival Lumières disposent chaque année («C’est pour mettre à côté du contrat que je vais encadrer »). 3 : je souhaiterais voir les contrats qu’ils ont faits pour les photographes pour la première édition du Festival (2009) Elle me répond que : 1 : Ce contrat est une erreur d’un collaborateur (ce qui sous-entend qu’on laisse prendre des initiatives aux employés de l’Institut Lumière, j’aime beaucoup l’idée). 2 : Qu’ils sont prêts à s’excuser si je m’excuse d’abord auprès de mademoiselle Pichot. 3 : Que je me pose en victime et que si c’est comme ça, elle ne me parle plus. J’écris à mademoiselle Pichot 1 : Je lui présente mes excuses. Je lui explique qu’elle ne devait pas prendre l’expression « se faire enculer » pour une attaque à son intégrité physique, mais que je m’adressais à l’Institut Lumière en général. 2 : Je lui demande de m’envoyer de l’info sur son festival, budget, chiffres et plein de photos libres de droits (« c’est pour mon blog »). 3 : Je lui annonce mon intention de mettre en musique le contrat 2010 du Festival Lumière. Je souhaite lire ce texte en m’accompagnant au djembé et le sortir en 45 tours vinyle. A ce sujet, j’ai besoin du nom de l’auteur du texte afin de pouvoir lui reverser une partie des droits générés par les ventes du disque (« A moins que je ne signe directement un contrat d’édition avec l’Institut Lumière ? Dans ce cas, merci de faire remonter ma demande à qui de droit.») Aucune réponse, elle fait la gueule aussi. Sérieux, je trouve ça nul de leur part. Ils veulent de la notoriété ? Je leur propose un contrat d’édition et ils s’en branlent. Sans compter que niveau promo, si on croisait nos carnets d’adresse, en une semaine ils étaient partis les vinyles. Bon tant pis, je le ferai tout seul alors. Renseignement pris, les contrats proposés en 2011 sont moins orduriers, ce qui fait plaisir. Bon festival à tous. R.B. De haut en bas : L’autorisation de prises de photographies site du festival Lumières : |
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Richard, je t'aime.
Très fort.
Rédigé par : Foto Grafika | 05 octobre 2011 à 21:25