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Un grand champ dans la campagne nantaise, trente-cinq mille personnes par jour, six ou sept scènes, cent soixante groupes aux noms pompés dans un livre d’Héroïc Fantasy, pas un noir ni un arabe dans un rayon de vingt kilomètres, le Hellfest 2012.
La vache, c’est gros. Réellement, ce festival en impose. Deux grosses scènes, des chapiteaux un peu partout, d’énormes éléments de décor en ferraille, le plus important festival français consacré aux musiques extrêmes est une énorme fête populaire à la cool.
Seuls deux éléments distinguent le Hellfest de n’importe quel autre festival de cette taille : les gobelets consignés pour la bière sont des pots d’un litre avec une anse et la musique est une agression totale. Ainsi, un chapiteau est consacré exclusivement au Dark Metal, tandis qu’un autre est dédié au Grind. Comment se passe la sélection d’une telle programmation : « Chèr Gürk, merci pour le CD et la bio de votre groupe. Nous l’avons écouté attentivement et pensons malheureusement être dans l’incapacité vous programmer cette année. Pas assez Dark pour nous. Merci pour l’intérêt que vous portez à notre festival. Musicalement. L’équipe de programmation de la scène Dark Metal, Hellfest». A voir.
En 2012, les métallos ont été observée de près par des journalistes provenant de médias « sérieux » : Télérama, Arte et France Culture, rien que ça. Bon, à eux trois, ça représente une quinzaine de Parigots propres sur eux, ça tient dans deux utilitaires, négligeable donc… mais preuve qu’il se trame quelque chose autour du métal : et si c’était la prochaine musique « branchée » ? Belle ironie si on se souvient qu’il y a cinq ans, le Hellfest était perçu comme un potentiel rassemblement de détraqués satanistes. Ahah.
C’est pour le compte de France Culture que je suis allé photographier le Hellfest. Ils lancent un « nouveau media ». Ça se regarde sur Internet, c’est un mélange de sons et d’images qui ne bougent pas, bref, un peu mieux que la radio mais pas aussi bien que la télé, je le redis, ça s’appelle un nouveau média. (http://metal.franceculture.fr). Toutes les photos sont faites en argentique moyen format (Hasselblad 500 cm, film Portra 160 et 400). C’est agrémenté de photos d’archives (Guns N’Roses en 1987, Metallica période Cliff Burton, AC/DC à Donington). Mes collègues sur ce projet sont Arnaud Contreras, Guillaume Baldy, Djaisan Taouss Sebastien Lorieux et Lionel Charlier. Enjoy.
RB Juillet 2012
De heut en bas : - Le site du Hellfest - Un Breton en mauvaise santé devant l’Extreme Market - Des festivaliers dans la verdure - Une Mustang qui brûle - Public de la scène War Zone. - Un décor en métal - Ben Barbaud, patron du Hellfest.
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